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Droit à la Santé Sexuelle et Reproductive des Jeunes : Un accord de Partenariat a été signé entre la CNDH-RDC et IYAFP-RDC

La Santé Sexuelle et Reproductive des Jeunes et Adolescents doit être défendue. Cela passe notamment par l’accès à une éducation sexuelle complète, par des services pour prévenir, diagnostiquer et traiter les IST, et par des conseils en matière de planification familiale. C’est dans cette optique qu’un accord de partenariat sur le Droit à la Santé Sexuelle et Reproductive des Jeunes et Adolescents a été signé entre la Commission Nationale des Droits de l’Homme de la République Démocratique du Congo (CNDH-RDC) et l’International Youth Alliance for Family Planning (IYAFP-RDC). C’était vendredi 12 avril 2024 au siège national de l’Institution Citoyenne d’Appui à la Démocratie, à Kinshasa. A appris infoplusrdc.com de la Cellule de Communication de la CNDH-RDC.

C’est le président de la CNDH-RDC, Paul NSAPU MUKULU et le Directeur Exécutif de l’IYAFP-RDC, Braddy Bilala, qui ont procédé à la signature dudit accord, en présence des Commissaires Nationaux, dont Me Dido Kimbumbu, Rapporteur de la CNDH-RDC, et la Coordinatrice de la Sous-Commission Permanente des Droits de la Femme et de l’Enfant de cette même Institution, Me Gisèle Kapinga Ntumba. Des cadres et agents de la CNDH-RDC ont aussi pris part à la cérémonie, ainsi que les membres de l’IYAFP-RDC.

De prime abord, le président Paul NSAPU MUKULU, a situé le contexte de l’opportunité de cette signature :

» (…) La thématique faisant l’objet du présent accord est liée aux Droits de la Santé Sexuelle et Reproductive des Adolescents qui, étant transversaux, abordent plusieurs approches des catégories des Droits de l’Homme (…) », a-t-il mentionné.

Et d’argumenter : « (…) D’aucuns ignorent que les États ont l’obligation, en vertu de la législation relative aux Droits de l’Homme, de fournir une information et une éducation complète aux adolescents (…) L’éducation adaptée à l’âge fait partie des obligations fondamentales des États de défendre le Droit à la Santé Reproductive (…) ». Non sans déplorer les violations des Droits de Santé Sexuelle et Reproductive (SDSR) que subissent les adolescents. Notamment le manque d’éducation sexuelle complète, le manque d’accès à des services de soins de santé confidentiels, la violence sexuelle, l’exposition à des pratiques culturelles néfastes, en donnant l’exemple des mariages d’enfants, la pratique des mutilations génitales féminines (MGF) et autres.

L’hôte du président de la CNDH-RDC a, pour sa part, loué cette démarche en soulignant que l’accord désormais scellé est un engagement ferme de ces deux structures à travailler main dans la main pour garantir l’égalité, la justice et la dignité pour tous.

« (…) En réunissant nos forces, nous renforçons notre capacité à lutter contre les discriminations, à promouvoir l’accès aux services de santé de qualité pour tous, à défendre les droits humains en général, et les droits sexuels et reproductifs en particulier (…) », a relevé le Directeur Exécutif de l’IYAFP-RDC, Braddy Bilala, qui a énuméré quelques actions majeures qui seront menées dans le cadre de cette collaboration. Il s’agit notamment, de la formation, de la sensibilisation, de la surveillance, du rapportage, du plaidoyer, de la législation et de la collaboration internationale.

À titre indicatif, l’accord de partenariat signé entre la CNDH-RDC et IYAFP-RDC fait partie du Projet « SHARP » conduit par le Réseau des Institutions Nationales Africaines des Droits de l’Homme (RINADH), une organisation régionale regroupant les Institutions Nationales des Droits de l’Homme en Afrique.

Notons que le RINADH apporte une assistance technique et un soutien à chacune des Institutions membres afin de renforcer leurs capacités d’assurer efficacement la protection, le suivi, la promotion et la sensibilisation en matière de Droits de l’Homme.